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Vendredi, il est temps de passer aux choses sérieuses et de chercher plus de 200 Lamborghini perdues dans la campagne Toscane. Le site consacré au rallye donne quelques indications sur le parcours, mais assez vagues. Aujourd'hui, je sais que le convoi va arriver par Arezzo, au sud de Florence, avant d'emprunter une route touristique appelée Strada dei Sette Ponti, la route des sept ponts. Les voitures se dirigeront ensuite vers la passe de Futa, passage célèbre des Mille Miglia. Quitte à avoir fait le déplacement, j'ai décidé d'aller plus au sud que je ne pensais initialement pour attraper les participants avant la pause déjeuner, afin de pouvoir ensuite les doubler sur la remontée vers Bologne pendant qu'ils seront en train de manger. En plus, j'ai récupéré quelques noms de villes sur le parcours, qui me donnent des points de repères.

Je me réveille un peu barbouillé, peut être à cause du stress de plonger dans l'inconnu. J'ai 250 kilomètres à faire pour atteindre ma destination. Je rentre la ville de San Giovanni dans le GPS, qui me propose un parcours plus à l'ouest que celui proposé par Google Maps, mais bon, la distance correspond. C'est parti. En allant chercher l'autoroute, je croise une Pagani Huayra en test. Evidemment quand je suis devant l'usine rien ne sort.

A Modène, la rocade est parfois défoncée de façon inquiétante, si l'on considère que la crise touche durement l'Italie et que l'argent manque certainement pour refaire les chaussées. Mais sur la route du sud que j'emprunte, une nationale à double voie quasiment tout le long, c'est carrément l'apocalypse. L'asphalte est dans un état déplorable qui impose une vigilance constante pour éviter les trous et les camions qui se décalent sans préavis pour esquiver une crevasse. Des portions entières de voies sont carrément ramenées à une file en attendant d'éventuels travaux. Du coup je profite assez peu du paysage. J'arrive à San Giovanni, l'endroit le plus au sud de l'Italie où je sois jamais allé. J'ai une heure d'avance sur le planning d'arrivée des voitures. C'est parfait mais quelque chose me semble bizarre quand je commence à chercher la zone du déjeuner. Je réalise rapidement que je ne suis pas au bon San Giovanni. Montée d'adrénaline! Je rentre le bon village, San Giovanni Valdarno, dans le GPS... Ouf, je ne suis qu'à 45 kilomètres de la cible, c'est encore rattrapable.

J'arrive sur le parcours avec quelques minutes d'avance sur l'horaire officiel. En cherchant un endroit photogénique, je découvre une Countach 25ème anniversaire jaune garée sur le bord de la route. Pas le choix, je m'arrête un peu plus loin et reviens à pied. Les propriétaires sont super sympas. Ils ont préféré ne pas tenter le rallye complet avec la voiture, pour privilégier l'accompagnement de la dernière tranche.

       



A un moment, ils déplacent la voiture qui dépassait un peu sur la route. Ca devient une véritable carte postale: Lamborghini sur fond d'oliviers.

       

Au bout de quelques minutes supplémentaires, des gyrophares apparaissent au fond de la ligne droite. La Gallardo de la Polizia ouvre la route, comme il se doit.

Déjà ma première Aventador Roadster sur route

Et voici la Calà, le concept car dessiné par Giorgietto Giugiaro en 1995. Je savais qu'elle serait présente mais la voir rouler dans le cortège comme ça, c'est un évènement.

       

Bonne surprise, les anciennes s'enchainent dès le début. J'avais peur qu'il ne s'agisse que d'un défilé de l'ère Volkswagen.

       

       

L'évolution du style de la Countach est évident ici. Vous avez dit embonpoint?

       

La Diablo a elle aussi vu son style évoluer au fil du temps. Ici en version SE30 pour le trentième anniversaire de la marque. La SE30 perd 125 kilos en se passant de radio, de clim et même d'isolant phonique. Elle dispose de vitre en plexiglas. 150 exemplaires ont été produits. Aujourd'hui, je sens que ça va être la grande révision des séries limitées de Lamborghini, et elles sont légion.

Voici la star des stars de la marque: Miura!

       

La Gallardo liftée est moins pire sur route qu'en salon mais je ne peux pas dire que je me sois déjà habitué à son nouveau look arrière.

       

Voici une LP570-4 Performante. Il s'agit de la version spider de la Superleggera.

Manifestement ça va être un festival de couleurs vives, et je ne peux que m'en réjouir même si sur cette Murcielago je trouve le rappel orange sur les jantes un peu exagéré.

Une SV magnifique. Lamborghini a ratissé large au niveau des nationalités de propriétaires inscrits, comme vous pourrez le voir.

Une Aventador très originale. Je ne sais pas ce que j'ai fabriqué avec mes réglages mais certaines photos ne sont pas aussi nettes que je l'aimerais, et je m'en excuse.

       

Je commence à redescendre en direction de la voiture. Un nouveau groupe se présente, une Islero en tête.

       

Espada,

Jarama,

350 GT,

encore une Miura.

Ce n'est que le tout début et je suis déjà sidéré par le plateau!

       

       

Une des 50 Murcielago 40ème anniversaire.



Il est temps de chercher un spot plus prometteur. Je fais encore quelques tentatives de filés au grand angle.

       

       

Cette Countach est simplement parfaite!

Une 400 GT.

Les participants ont l'air heureux d'être là.

Le ciel devient franchement menaçant au dessus de cette Bicolore par contre.

Je reprends la route sur quelques kilomètres et m'arrête dans une petite ligne droite en montée. En chemin, je suis passé devant Matteo, tranquillement installé dans une chaise pliante. Voilà une idée intéressante!

       

La vue arrière est assez prometteuse (par contre la position du polarisant, oups!).

       

       

Cette Countach est conduite par Harry Metcalfe, le rédac chef du magazine anglais EVO. Vous le savez, j'aime beaucoup les voitures sales, qui montrent qu'elles n'ont pas peur des kilomètres. Là je suis servi.

       

Ah, avec un peu de soleil... enfin, bref!

       

J'ai honte de vous présenter ce genre de photos. Je ne sais pas ce que j'ai fabriqué avec ma mise au point et mes vitesses. Mais j'aimerais être exhaustif sur les Miura présentes.

Le spectacle est époustouflant. Il est extrêmement rare de croiser chacune de ces voitures sur route.

       

       

       

Cette Murcielago japonaise me prend par surprise, équipée de stroboscopes qui en font une vraie guirlande de Noël. On la croirait échappée de Fast & Furious.

Je n'ai pas beaucoup de latitude pour bouger car la pause midi est à quelques kilomètres à peine. Pour l'instant, je me contente de traverser la route pour changer d'angle.

       

       

Cette Miura est une réplique de la Jota, une étude pour la compétition qui n'a jamais été concrétisée. Le modèle original a été détruit mais celle ci est considérée comme sa réplique la plus proche.

       

On dirait que la Kia va reprendre les habitudes de son ainée pour ce qui est de s'incruster sur les photos.

Vous l'aurez remarqué, cette journée est consacrée uniquement au bord de route donc le texte sera très limité. Pour une fois, la parole est avant tout aux images.

       

       

Le ballet se poursuit, magnifiquement varié, avec parfois des couleurs inhabituelles.

       

Une deuxième SE30!!



A un moment donné, je me dis qu'il pourrait être intéressant de poser l'appareil sur la ligne blanche qui délimite la chaussée.

       

       

C'est pas mal mais assez impressionnant quand les voitures en pleine accélération me frôlent.

       

       



Matteo s'arrête vers moi pour étudier la suite des opérations. Lui va tenter d'entrer dans le domaine où se tient le déjeuner. Pour ma part, je préfère prendre les devants pour passer devant le maximum de voitures. Les premiers sont passés il y a déjà un bon bout de temps. Nous remontons en voiture pour retrouver un autre Matteo qui connait le secteur de Futa Pass. Il me montre une carte où je repère un nom de ville: Firenzuola. Tout à coup, la pluie commence à tomber, et pas qu'un peu.

       



Ca peut être intéressant. Je sors le poncho et temporise un peu.

       

       

La pluie ne me rebute pas du tout au contraire. Quitte à être mouillé, je préfère que ça tombe carrément car cela donne un cachet unique aux photos.

       

       

Les propriétaires de roadster ont sans doute une autre opinion évidemment.

       

       

Surtout que ces monstres ne sont pas dans leur habitat naturel sur les routes détrempées.

       

       



Tiens, j'avais dis que je vous présenterais la Kia. On a déjà près de 2000 kilomètres ensemble du coup, pour fêter nos 15 jours de mariage. La chose que je n'avais pas anticipée, c'est que changer de voiture, c'est comme quitter une vieille paire de chaussures pour une neuve: certes la nouvelle sent bon le cuir mais elle n'est pas immédiatement confortable, il faut l'apprivoiser. Pour le moment, ça se traduit par une conduite beaucoup moins agressive qu'avant: je connaissais la Renault par cœur, je savais où je pouvais la mettre ou pas. Je perds en fun mais ce n'est pas nécessairement négatif. Si j'ai gagné un régulateur et une prise USB (youhou!!), j'ai aussi perdu quelques équipements utiles comme la clim automatique ou le rétroviseur central anti-éblouissements. Je m'en remettrai. Ma principale surprise vient du moteur. Il n'y a que 10 chevaux d'écart mais la plage d'utilisation est incomparable entre le 1.9 et le 1.6. Le Mégane reprenait facilement même en cinquième alors que la Kia est vraiment à la peine si on n'est pas sur le bon régime, ce qui fait que je passe mon temps en troisième ou quatrième.



Ah oui, une dernière chose. Durant le voyage, j'ai constaté que la jauge d'essence descendait à une vitesse assez alarmante (toutes proportions gardées). En faisant mon premier plein complet, je me suis aperçu que le réservoir ne contenait que 45 litres, contre 55 pour la Mégane. Ca fait moins mal quand on passe à la pompe (sauf en Italie où le diesel coûte 1.70 euros le litre) mais l'autonomie s'en trouve réduite, ce qui n'est pas pratique pour les longs trajets. Je comprends mieux pourquoi le vendeur m'a offert le plein avec le sourire (heureusement que j'ai rendu la Mégane sur la réserve). Voilà pour mes premières impressions. Je suis content de l'auto même si elle souffre de la comparaison avec la Mégane dans presque tous les domaines (sauf les 4 portes!). Le plus dur va être de trouver les limites sans me planter. L'ESP et l'excellent châssis de la Mégane m'ont sauvé quelques fois la mise, ce qui m'a donné un bon échantillon des limites de l'auto. Je rechigne un peu à aller chercher celles de la Kia dont le comportement m'inspire un peu moins confiance. A suivre!

C'est reparti. En partant à contre sens, je croise une Aventador orange chromé, très originale. Damned! Je récupère l'autoroute, contourne Florence et remonte vers Bologne. Je quitte l'autoroute entre les deux et m'engage sur de petites routes sinueuses. Dans mon rétro, je repère un spot très prometteur. Je me positionne et l'attente commence, sous la pluie... ... ... Un SMS à Romain m'apprends que le trio s'est positionné un peu plus au nord par rapport à moi. Aucune voiture n'est encore passée. Si ce n'est cette Aston Martin totalement inattendue.

Tout le monde espère être sur la bonne route... ... enfin, des bruits de moteur rageurs résonnent entre les montagnes. Il faut encore plusieurs minutes avant que les voitures n'arrivent mais ça vaut le coup.

       

       



Le spot est effectivement très efficace, à mon goût.

       

       

       

Et voici la deuxième voiture un peu folle du Giro, elle aussi japonaise. Là, il y a du lourd!

       

Une Gallardo à la teinte très inhabituelle, et encore une Miura!

       

Je traverse la route pour varier un peu les vues de cet excellent spot.

       

On peut même éventuellement faire des vues arrière pas trop mal.

       

       

       

Mais son intérêt principal réside dans les groupes de voitures qui se suivent.

       

       

       

       

       

Les doublés sont intéressants également, comme ces Aventador oranges, ou ces deux 350 GT.

       

       

On peut aussi jouer les anachronismes.

       

J'adore les voitures jaunes, mais là, je n'ai pas compris!

Une Ferrari a essayé de se glisser dans mes photos mais j'avoue que face à une Murcielago 40ème anniversaire et une Aventador chocolat, elle n'avait aucune chance.

       

Supertrofeo Stradale et Edizione Tecnica?

       

Je baisse un peu la vitesse pour dynamiser. 1/80.

Et puis soyons fou, 1/40! Efficace.

       

       

       

Je me répète intérieurement plusieurs fois les règles que j'ai établies lors du Tour Auto: bouger souvent, ne pas se bloquer sur une voiture... Tant pis pour la "Iota", il faut bouger.

       

       

Une Porsche qui descend se signale par un petit coup de klaxon. Je me retourne juste à temps pour mettre en joue cette MP4-12C. Orgie de jaune aujourd'hui, c'est trop bon!

       

Il faut bouger. Je tombe ensuite sur mes trois amis et reste un peu avec eux.

       

Impossible de s'ennuyer, entre les couleurs,

       

       

et les séries spéciales, comme les Performante qui sont légion.

       

Supertrofeo Stradale

Diablo Roadster, LP 670 SV

       

Le spot marche dans les deux sens. L'avantage de la pluie est qu'il n'y a pas à se soucier de contre-jour.

       

Et toujours des anciennes.

       

Même le facelift passe bien en jaune.

Rarissime de pouvoir photographier une Countach qui roule phares relevés.

       



Il faut bouger. Mais ça n'arrête pas de passer, c'est fou. Je photographie en remontant vers l'auto.

       

       

Le Japonais fou et ses néons multicolores. Enorme!

       

J'aimerais faire quelques images dans un village mais aucun ne présente un intérêt suffisant.

       

       

Je m'arrête à l'arrache dans un mais c'est vraiment bof.

       

Tiens, la 350 GT du Maranello Village.



Il faut bouger. Un petit pif paf avec un fond verdoyant.

       

       



De l'autre coté, les voitures s'enfoncent dans un sous bois assez sombre.

       



Avec une grosse flaque au milieu de la route. Une Aventador fait même un beau retour de flammes bleuté mais je n'avais pas l'appareil en position à ce moment là.

       

Bon, je veux bien adopter la nouvelle Gallardo de l'avant, surtout en citron vert, mais l'arrière, ça ne va pas être possible.

       

       

Et ça passe...

       

       

et ça passe...

       

       

Des Aventador à la pelle.

       

Un nombre incroyable de roadsters

       

Murcielago rouge, pas courant,

       

Aventador en baby blue, superbe

Edizione Tecnica

et une imitation.

Finalement, le visage du conducteur de cette Miura reflète parfaitement cette journée: irrésistible!



L'obscurité est déjà là, le spot me plait, je décide de finir ici.

       

       

A 18h30, les arrivées se font rares, il est temps de de lever le camp. En retournant vers l'autoroute, je croise une nouvelle fois l'Aventador orange chrome. Elle m'en veut celle là! La journée a été longue, je décide de zapper Bologne: la perspective d'entrer en ville, de trouver du parking puis de me faire saucer n'est guère engageante. Je dois être un peu obsédé par Maranello car à aucun moment en préparant le voyage je n'ai envisagé de dormir à Bologne, ce qui aurait sans doute été plus pratique. Cela dit, ce n'est "qu'à" une heure de route. En tout cas, ça fait du bien de se poser un peu. Le programme de demain est assez flou. J'aimerais arriver assez tôt à l'usine pour jauger la situation et trouver à me garer. A suivre.

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