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    Dans la série des revivals de ma jeunesse, voici la course de côte de Vuillafans - Echevannes. Ca fait bien quinze ans que je n'ai pas assisté à cette course qui se déroule à une demi heure à peine de chez moi. Je voyais çà comme un bon moyen de finir de rôder le 70-200 avant Le Mans Classic, ce sera finalement une leçon d'humilité et un rappel que chaque sortie doit être abordée avec rigueur et professionnalisme. L'escapade s'est décidée un peu au dernier moment et j'ai promis d'être de retour vers midi pour garder Alexandre. Après quinze jours de beau temps, je pars un peu avant huit heures en T-shirt, sans lever les volets pour ne pas réveiller mon épouse (çà m'amuse encore d'utiliser ce mot). Le ciel est un peu gris mais ça va. Direction la vallée de la Loue.  

Au vu de ce qui précède, vous avez sans doute deviné la suite: en arrivant vers Ornans, la pluie commence à tomber abondamment. Ultime coïncidence, j'ai retiré le parapluie de la voiture il y a une semaine. Bravo! Tant pis, je me gare à l'entrée du village et rallie la place principale à pied. Première satisfaction qui justifie déjà quasiment le déplacement: une Testarossa locale sn 65301 est garée sur la place, non loin de l'endroit où nous avions stoppé avec la 599 il y a deux jours, sous le soleil. C'est un modèle ancien, avec les écrous centraux et les rétros à mi-chemin des montants. Elle est magnifique. Ca mérite bien une vue au zoom et une au grand angle.

       

De la place, une étroite enfilade entre les maisons mène à la ligne de départ. Arrivé là, je m'aperçois que l'accès au tracé coûte 11 euros. Je ne suis pas parti sans le sou mais vu ce qui tombe et le fait que je dois repartir dans trois heures au plus tard, je décide de me caler sous un avant toit et de photographier les concurrents sur le chemin du départ. Tant pis pour les trois épingles du tracé, on verra ça l'année prochaine. C'est parti avec de vénérables anciennes: R8 Gordini, Alfa et berlinette Alpine

       

Une barchette non identifiée puis une Porsche se fraient ensuite un passage entre les maisons

       

Puis c'est au tour des Américaines: une sublime Corvette dont le bruit qui se réverbère dans la rue étroite me vrille les tympans. Elle est suivie immédiatement par une Mustang terriblement agressive. Cette fois la sortie est pleinement rentabilisée.

       

Toujours dans la série des exclusivités, une De Tomaso Pantera

suive de deux monoplaces et d'une Matra Djet

       

Une Simca Rallye 2. Incroyable, ces bagnoles sont donc increvables, toujours présentes dans les rallyes plus de 30 ans après leur lancement !

Deux voitures sont de retour prématurément, sans doute suite à des ennuis mécaniques: une des monoplaces et la De Tomaso

       

Suit une nouvelle série de protos, dans l'ordre Marcadier Barzoï en vert et en rouge puis Scora AMD et Simca CG Turbo. J'ignorais que tout cela existait il y a encore quelques heures.

       

       

Encore des grandes classiques de rallyes: Clio, 306 et les traditionnelles séries 3

       

Une GT3 "civile" semble s'être infiltrée dans le peloton

 

Vient ensuite une catégorie de voitures de prestige, les GT, avec une Lotus Exige Maya, une 350Z, plusieurs Porsche GT3 RS et une Hommel RS2 (?!)

       

       

C'est tout pour cette première montée, je suis trempé et pas vraiment réchauffé. Il pleut un peu moins et je sais que les concurrents ne vont pas tarder à redescendre pour préparer la deuxième montée. Je réalise seulement quel était le bon angle pour prendre la rue en enfilade: toujours varier les angles, la règle d'or que j'oublie encore trop souvent dans le feu de l'action.

La Corvette arrive, suivie de plusieurs monoplaces

       

       

et de la magnifique Mustang

       

une des nombreuses BMW et une des Porsche qui n'a plus tout à fait le même aspect qu'avant la montée

       

l'abeille

Au moment ou je redescends vers la place du village, la pluie redouble d'intensité et il n'y a quasiment pas de place pour se mettre à l'abri. Les reines de la catégorie s'ébrouent pour aller prendre le départ. En rouge une PRM Fun Boost qui à l'air de bien mériter son nom.

       

Le couple 40D / 70-200 a beau être théoriquement tropicalisé, l'appareil est complètement trempé et je commence à craindre pour sa bonne santé. Le 350D / 17-40 n'est pas sorti de la besace, son étanchéité étant sujette à caution. Vu mon état d'humidité extrême, je décide de m'enfuir et de retourner au sec dans la voiture. Il est onze heures, la matinée a tout de même été fructueuse donc pas de regrets. Qui plus est, j'ai appris une leçon importante: même un déplacement de quelques kilomètres ne doit pas être pris à la légère et il vaut mieux avoir toujours avec soi l'équipement pluie. Dans l'absolu, je préfère qu'il ait fait beau le weekend dernier pour la mariage et je croise les doigts pour qu'il fasse beau le weekend prochain pour Le Mans Classic. Tant pis si je me suis fait tremper aujourd'hui, je l'avais bien mérité 

Une bonne nouvelle pour finir, www.one.com l'hébergeur d'arthomobiles a décidé de passer la capacité de stockage de 2 Go à 10 Go pour le même prix. Je pensais être au taquet après LMC mais me voilà avec une belle marge de manœuvre pour continuer à vous faire partager mes reportages.

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