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Samedi matin, je suis réveillé à six heures... par le chant des oiseaux. C'est mieux que le bruit de la pluie sur les vitres. Du coup je saute dans mes habits, laisse madame dormir et repart sur le front de mer. Comble du luxe, le sèche serviette a réussi à rendre mes chaussures habitables. Je passe d'abord à l'hôtel de la Cavalcade, au cas où, mais comme prévu je suis éconduit à l'entrée. Sur la photo prise depuis le trottoir, vous pouvez néanmoins apercevoir 16689, une troisième Daytona Spider qui n'a pas roulé.



En ville, pas de miracle, ce sont les même voitures que la veille qui sont présentes.

       

       

       

Je mets le 50 mm histoire de ne pas changer que la couleur du ciel.

       

       

       

Je m'efforce d'être créatif,

       

       

       

pas toujours avec succès d'ailleurs.

En tout le cas le duo de BB, une 365 et 512, m'a bien inspiré.

       

       

       

       

       

Ca c'est de la photo de famille!

       

       

Je termine par cette très belle Daytona Rosso Rubino

       

       

Une fois que j'ai fait le tour, je vais prendre le petit déjeuner avec madame puis nous mettons le cap sur Lerici avec une bonne avance sur les participants. Sur le chemin je repère un spot sympa avec une vue sur la mer qui changerait agréablement des vues bouchées d'hier. En attendant, le village semble très joli, avec une citadelle et des maisons colorées à flanc de colline. J'ai promis du tourisme, nous sommes en avance, autant aller faire un tour.

Hélas même un dimanche matin, toutes les places de parking sont prises d'assaut. Après deux tours de ville, je finis par me garer à l'arrache sur un parking en zone bleue. Nous prenons quelques photos du port avant que madame ne repère une pervenche qui traine dans le coin. Je ne crains pas trop de problèmes avec la police municipale d'un village italien mais madame n'est pas à l'aise avec la transgression de la loi.

L'endroit est surnommé le Golfe des Poètes car bon nombre d'entre eux y ont vécu, comme Byron, Shelley ou Virginia Woolf.

De toutes façons je commence à sentir la pression de l'heure. Hier les voitures ont circulé en groupes d'une demi douzaine escortés par la Polizia et en vingt minutes tout le convoi est passé. Rater le début signifie les rater toutes, ou pas loin. Je retrouve mon spot et l'attente commence, bien plus agréable qu'hier. Puis des bruits de V12 rebondissent sur le flanc de la montagne, c'est parti! La 125S Replica mène le convoi.

Les voitures se suivent de près.

       

       

Le soleil est un agréable changement par rapport à la punition d'hier mais du coup, il faut prendre en compte les contre-jours. Du coup, sur ce spot je ne ferai que des vues arrière. Pas grave, c'est ce qui manque le plus souvent.

       

       

Entre la première voiture et cette photo, 33 secondes seulement se sont écoulées. A ce rythme, ça ne va pas durer longtemps.

En réalité les concurrents arrivent par groupes escortés par des motards de la police, séparés de quelques minutes.

       

       

       

       

       

Dans ces conditions, impossible de bouger comme sur un Tour Auto, sous peine de louper une partie significative du plateau. Le mieux que je puisse faire pour varier un peu est d'alterner les boitiers, un au zoom, un au grand angle.

       

       

       

       

       

       

L'avantage de passer de l'enfer vert hier au paradis bleu aujourd'hui et que les deux reportages ne se ressembleront pas du tout, bien qu'ils concernent les mêmes voitures.

       

       

Une très impressionnante file de Daytona

       

       

       

Puis les Dino

       

Ca sent la fin de peloton.

       

       

       

Et voilà.

Au moment où nous allons remonter en voiture, un duo surprenant surgit du virage. En tête se trouve le concept Bizzarini BZ-2001, un modèle unique sur base de Ferrari Testarossa. Je n'ai aucune idée de ce qu'ils font là mais je les aurai aperçu deux fois en deux jours, et pas une seule photo valable.

       

Après cette dernière surprise, nous prenons l'autoroute direction Pise, comme le fera la Cavalcade après nous. Nous arrivons assez rapidement sur la Piazza del Duomo, la principale attraction où se trouvent le Duomo, le Baptistère et la fameuse tour penchée. L'esprit humain a la faculté de retenir majoritairement les choses positives car tous les mauvais cotés que nous avions déjà rencontré il y a dix ans lors de notre dernier passage me reviennent d'un coup: les vendeurs à la sauvette, sympathiques mais envahissants, et la foule des touristes. Ugh.



Les pelouses où se trouvent les monuments sont bordées par une longue et large allée qui est fermée par de la rubalise: c'est donc là que les voitures vont se garer. Nous attendons. Longtemps. Je vois au moins 1000 personnes se faire photographier en train d'empêcher héroïquement la tour de tomber... En fait Lerici n'était pas un checkpoint mais une pause. Nous avons plus d'une heure d'avance.



Alors que le ciel s'est couvert d'un seul coup, les premiers finissent par arriver et se garent dos aux monuments, ce qui est plutôt intelligent. En plus ça me dispense de monter au sommet de la tour pour faire une photo d'ensemble car on ne verrait quasiment pas les voitures derrière la foule.

       

Le but est évidemment de faire entrer les monuments dans le cadre mais qu'est ce qu'ils sont grands!

       

       

       

Le staff est pléthorique, ca fait beaucoup de monde qui tourne en rond sans rien faire, plein cadre.

 

       



Je ne vais pas refaire l'intégralité du plateau en statique, je me contente des voitures qui m'intéressent le plus

               

       

       

       

       

       

et j'annonce fièrement à madame que j'en ai fini avec les Ferrari et que nous pouvons faire du tourisme le reste de la journée. Nous commençons par déjeuner dans une rue adjacente. Je trouve enfin un plat qui soit typiquement Italien et délicieux: des vrais spaghettis carbonara al dente, sans toute la crème que rajoutent les français. Miam. Dès que nous quittons le restaurant, nous prenons une bonne averse sur la tête. Finalement, nous sommes bien contents de trouver un vendeur vif comme l'éclair qui a troqué ses Rolex et Rayban pour des parapluies. Au moment où nous passons sur la Piazza dei Cavalieri désertée, un convoi de motards de la Polizei la traverse. Je cherche des yeux la fameuse flèche rouge qui balise l'itinéraire de la Cavalcade et finit par en trouver une. Ils vont passer par là...

Pour l'heure, il est temps de visiter un peu la ville.

       

Le soleil est revenu quand nous revenons sur la fameuse place.

       

Nous attendons environ une heure avant que le premier concurrent fasse son apparition. Pour ma part j'ai l'habitude de patienter en attendant des voitures mais ça me fait un peu de peine pour madame. Les voilà!

       

Evidemment les nuages sont revenus sinon ce ne serait pas drôle.

       

Il y a un pointage à la sortie de la place, où les voitures doivent marquer un arrêt pour tamponner leur feuille de route.

       

       

       

       

Il ne faut pas longtemps pour qu'un attroupement se crée.

       

       

       

       

Ici c'est sûr que je vais refaire toutes les voitures. Les différents bâtiments qui délimitent la place sont tellement différents qu'il suffit de bouger de quelques mètres pout changer totalement d'ambiance.

       

       

       

       

Une chose est sûre, on a vraiment bien fait d'attendre.

       

       

       

Heureusement cette fois les voitures n'arrivent pas en paquet mais les unes après les autres.

       

       

       

       

J'aimerais avoir ce genre de décor pour toutes mes photos.

       

       

       

       

       

Voici celle qui aura sans doute été la star de cette Cavalcade.

       

Le rythme est soutenu.

       

       

       

       

Le gang des 275 GTB rouges

       

       

       

Je monte brièvement au dessus de l'escalier mais le résultat ne me plait pas.

       

       

       

Retour au niveau du sol.

       

       

En Italie il est quand même beaucoup plus facile de faire de belles photos qu'ailleurs.

       

       

       

       

       

       

       

       

Pour la fin, je m'enhardis un peu.

       

Et je finis au 1/25, soyons fou!

       

       

Allez, il est temps de bouger. Nous rejoignons l'esplanade du Duomo à rebours du trajet des concurrents, ce qui permet de croiser les derniers.

       

       

Cette fois c'est vraiment la fin.

Nous disons au revoir à Pise et après avoir croisé une dernière voiture en retournant au parking, nous repartons en direction de l'hôtel. Le soir, un peu échaudés par les prix pratiqués à Forte, nous dinons dans un American Diner vraiment excellent.

Lundi, les concurrents vont prendre la route de l'Abetone pour rejoindre Modène, le Musée Enzo Ferrari, puis l'usine et le circuit de Fiorano. Hélas ce sera sans nous. Les enfants nous attendent, tout comme le boulot et l'école demain. Nous faisons la pause déjeuner à Come, pour le plaisir. J'espère bien y revenir dans trois semaines si les organisateurs pensent à accepter ma demande d'accréditation. Madame est contente mais je suis un peu déçu: le centre de Come est vraiment à l'extrême bout du lac, dans une crique et on ne voit pas grand chose. La vue est bien meilleure depuis Cernobbio.

Voilà, au final j'aurai eu raison de tenter la Cavalcade. Madame est satisfaite de son weekend, malgré la météo majoritairement exécrable et le fait qu'on ait beaucoup couru après le temps et les voitures. La semi-faiblesse du plateau a été largement compensée par les paysages et les lieux traversés, qui auraient été encore plus extraordinaires sous le soleil. Je me permets de faire le difficile sur les voitures présentes car même si je vais pouvoir ajouter quelques châssis à ma collection (sept pour être précis), je trouve que Ferrari n'a pas réussi à frapper aussi fort que Louis Vuitton avec ses fameux Classic Run. Certes la venue de deux voitures du Japon et de plusieurs américaines est un très joli coup mais ça manquait d'exemplaires véritablement exceptionnels (860 Monza mise à part). Je vous invite à relire le reportage sur le Serenissima Run pour voir ce que c'est qu'un plateau véritablement extraordinaire. Mais ne crachons pas dans la soupe, nous avons passé un excellent weekend et j'ai ramené quelques très belles images, c'est déjà très bien.

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